Dépasser la forme

Entre la Chine et le Viêtnam, c’est une longue histoire. Il existe de nombreux points communs, mais aussi des différences au niveau culturel, dans la pratique des arts martiaux et de la santé.

C’est seulement au début du 20ème siècle que les sinogrammes vietnamiens ont été remplacés par un alphabet latin enrichi de signes diacritiques (accents, tréma, cédille, etc.). L’apprentissage du vietnamien s’est ainsi trouvé facilité de ce point de vue pour les occidentaux.

alphabet viet 300

En vietnamien, le Qi Gong  devient Khí Công et le Tai-Chi-Chuan se traduit par Thái Cực Quyền. Au-delà des mots et de la prononciation, il faut comprendre que la maîtrise d’une technique, et encore plus d’un art, suppose de dépasser la forme afin d’être en symbiose avec son environnement, sa culture, ses croyances, son corps et son esprit. Il est donc normal que de nombreuses variantes en terme de pratique aient vu le jour du nord au sud du Vietnam et dans les autres Pays d’Asie.

C’est ce que chacun doit faire à son niveau, en tant que pratiquant, adapter la technique pour en tirer le maximum en fonction de ses attentes et besoins, dans la limite de ses capacités.